commerce-equitable-franceEn France, les produits issus du commerce équitable peinent à trouver une place privilégiée dans les placards des ménages français. Manque d’informations, de campagnes de sensibilisation… Seule une petite poignée d’habitants sait à quoi correspond le label. Pourtant, de l’autre côté de la frontière nord, en Belgique, la population est bien plus concernée par ce système d’échange. En effet, 43 % de Belges achètent régulièrement de ces denrées. D’ailleurs, le pays s’est lancé le défi de devenir la référence mondiale du commerce équitable d’ici 2020 ! Très bien, mais comment ?

Rappel : qu’est-ce que le commerce équitable ?

Le commerce équitable repose sur un système d’échange visant à répartir les richesses du commerce de façon égale partout à travers le monde. Les produits du label sont achetés aux producteurs des pays en voie de développement à des prix honnêtes, ce qui permet à ces derniers de jouir d’un pouvoir d’achat plus important. C’est ainsi que le commerce équitable a pour ambition de réduire les inégalités, de participer au développement des pays émergents tout en prenant les enjeux environnementaux en considération.

Commerce équitable : des objectifs bien déterminés

D’après les études menées par le Trade for Development Centre, 92 % des Belges ont déjà entendu parler du commerce équitable. En 2020, la TDC souhaiterait que ce chiffre passe la barre des 95 %.

Au jour d’aujourd’hui, le panier moyen de produits commerce équitable du Belge avoisine les 12 euros. Même défi : augmenter ce chiffre pour atteindre les 15 euros.

La démarche belge ne concerne pas simplement les ventes réalisées en grandes surfaces. En réalité, les membres du TDC auraient pour vœux d’amener 51 % des villes et villages à devenir des communes équitables. À noter que 32 % le sont déjà.

Autre initiative lancée par le Trade for Development Centre : motiver 50 % des provinces à décrocher le label.

Le TDC implique également les parlements dans sa nouvelle résolution. Son souhait : voir 80 % des membres acheter, au minimum, deux produits du commerce équitable.

Dernier objectif, et non des moindres : faire en sorte que le commerce équitable soit évoqué dans la presse au moins 600 fois sur l’année ! Le but : tenir la population informée des nouveautés et des évolutions du secteur.

Des commerces concernés

fairtradeCarrefour, Lidl, Aldi, Delhaize… À l’inverse des enseignes françaises, les commerces belges se remuent pour mettre les produits équitables en avant dans leurs rayons. D’ailleurs, les ventes suivent  le mouvement : ces dernières auraient augmenté de 15 % sur la dernière année pour la marque Fairtrade. La raison : un plus grand choix de produits qui incite les acheteurs à consommer responsable.

Sur le territoire français, les habitants n’ont pas d’autres choix que de se rendre en commerce bio ou en surface spécialisée pour faire le plein de produits issus du commerce équitable. Ce qui est préjudiciable lorsque l’on sait que les grandes surfaces sont les plus à même de mettre le commerce équitable en avant et d’augmenter le nombre de produits vendus au quotidien. 

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